Le déclic…

Là où tout a commencé…
La photographie n’est pas arrivée dans ma vie par hasard.
Mais pendant longtemps, je ne l’ai pas vu comme ça.
Au début, je ne faisais que photographier mes filles, sans réfléchir, sans intention particulière.

Juste pour garder:
Leurs rires.
Leurs regards.
Ces instants simples, imparfaits, mais infiniment précieux…
Ceux qu’on croit ordinaires,
et qui disparaissent sans prévenir.
J’avais besoin de les retenir.
De ne pas oublier.
Sans m’en rendre compte, mon appareil est devenu un prolongement de moi.
Comme une manière de dire : “attends… reste encore un peu.”


Le jour où quelque chose a changé, un déclic…
Je me souviens très précisément de ce jour-là.
J’étais à l’arrivée d’un trail.
Il y avait du bruit, du mouvement, de la fatigue dans l’air…
et en même temps, quelque chose de très fort. Presque palpable.
Et puis je l’ai vu.


Un homme.
Épuisé. Vidé. Au bout de lui-même.
Et face à lui, son chien qui vient pour le retrouver lui saute dessus.
Je ne saurais même pas expliquer exactement ce qu’il s’est passé.
Mais c’était… intense.
Une explosion de joie.
Brute. Sincère. Instinctive.
Un moment que personne ne pouvait prévoir.
Mais que tout le monde pouvait ressentir.
J’ai levé mon appareil et j’ai déclenché.
Et dans ce geste, quelque chose était différent.


Ce que j’ai compris à cet instant
Ce n’était pas juste une belle scène.
Ce n’était pas juste une “bonne photo”.
C’était un lien.
Invisible.
Mais évident.
Et à cet instant, j’ai compris quelque chose que je n’arrivais pas encore à formuler clairement :
Je ne voulais pas seulement faire de belles images.
Je voulais capturer ça.
Ce qui se passe entre deux êtres.
Ce qui ne se voit pas toujours.
Ce qui ne se dit pas… mais qui se ressent profondément.


Après ça, plus rien n’était pareil…
Je ne suis pas devenue photographe du jour au lendemain.
Pendant un moment, j’ai continué comme avant.
Mais à l’intérieur… quelque chose avait changé.
Je regardais autrement.
Je ressentais plus fort.
Je cherchais autre chose, sans vraiment savoir comment l’expliquer.
Et petit à petit, une évidence s’est imposée :
je ne pouvais plus photographier juste pour “faire des images”.


Ce que je photographie aujourd’hui…
Aujourd’hui, je photographie les femmes, les chevaux, les chiens, les animaux…
Mais surtout, je photographie ce qui les relie.
Un regard.
Une présence.
Une énergie.
Ces choses subtiles, presque invisibles,
mais qui racontent tellement.


Pourquoi je fais ce métier…
Si je fais ce métier aujourd’hui,
ce n’est pas seulement pour créer des images.
C’est pour garder une trace de ce qui compte vraiment.
Pour vous permettre de vous voir autrement.
Avec plus de douceur.
Plus de vérité.
Pour capturer ce lien unique que vous partagez avec votre animal.
Ou celui que vous êtes en train de reconstruire avec vous-même.


Ce que je cherche à révéler…
Je ne cherche pas la perfection.
Je ne cherche pas à faire poser.
Je cherche ce moment précis où quelque chose est là.
Un geste.
Un regard.
Une présence.
Quelque chose de vrai.


Au fond…
Je crois que je n’ai jamais vraiment choisi la photographie.
C’est elle qui s’est imposée à moi.
Comme une évidence.
Comme une manière de ressentir le monde…
et de le garder un peu plus longtemps.

Si ces mots résonnent en vous,
alors peut-être que votre histoire mérite, elle aussi, d’être racontée…

Un commentaire

  1. Jolis commentaires sincères. Pas de jugement, que de l’authenticité. On a envie de se faire confiance
    Pourquoi ne pas tester un shooting un de ces jours 🤔

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